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Le dashboard GrindLab : tes KPI poker en un coup d'œil

14 juillet 2026·9 min de lecture·Par l'équipe GrindLab

Le dashboard GrindLab : tes KPI poker en un coup d'œil

Tu ouvres le tracker après une session. Tu ne veux pas fouiller dix filtres pour savoir si tu as bien joué : tu veux une réponse en trois secondes. C'est exactement le rôle du dashboard du tracker GrindLab.

C'est la page d'accueil du tracker GrindLab, scopée sur ton identité hero. Une rangée de tuiles résume ton jeu (BB/100, EV, VPIP/PFR, 3-Bet, showdown, WTSD, W$SD), une courbe de bankroll trace tes gains dans le temps, et une carte d'activité montre quand tu joues. C'est le carrefour qui relie tout : de là, tu descends vers les Stats, vers le suivi de session, ou vers la fiche d'un adversaire.

Dashboard du tracker GrindLab avec la rangée de tuiles KPI, la courbe de bankroll et la carte d'activité


Une rangée de tuiles, pas un tableau à lire

Le principe du dashboard est simple : chaque tuile est un chiffre unique, sans clic ni filtre à poser. Tu balaies la rangée du regard et tu sais où regarder ensuite.

TuileCe qu'elle mesureValeur saine (repère)
BB/100Winrate réel en big blinds pour 100 mainsPositif et stable dans le temps
EVWinrate ajusté à l'équité (indépendant de la carte tombée)Proche du BB/100 réel
VPIP/PFRFréquence d'entrée volontaire / fréquence de relance preflopÉcart resserré (ex. 24/20) pour un style agressif cohérent
3-BetFréquence de relance sur un raise adverseDépend du format, mais un chiffre extrême (très bas ou > 12) mérite d'être expliqué
Showdown / non-showdownRépartition du winrate entre mains allées à l'abattage et mains gagnées sansLes deux branches contribuent, aucune n'est nulle
WTSDFréquence d'aller à l'abattage une fois au flopNi trop haut (tu payes trop), ni trop bas (tu abandonnes trop)
W$SDTaux de victoire à l'abattageAutour ou au-dessus de 50%

Ce n'est pas un remplaçant des pages profondes, c'est leur résumé. Le dashboard te dit quoi regarder ; la page Stats et le détail des sessions te disent pourquoi.


BB/100 : le chiffre qui compte, mais pas seul

Le BB/100 est ton winrate en big blinds, ramené à 100 mains, pour comparer des volumes différents sur une même échelle. C'est le repère standard en poker : un joueur qui tourne à +3 BB/100 sur un échantillon significatif gagne durablement, un joueur à -2 BB/100 perd durablement.

Le problème du BB/100 seul, c'est qu'il inclut toute la variance : un coup gagné à 90% d'équité qui tombe côté river compte comme une perte, exactement comme une erreur de lecture. Sur un petit échantillon, ça brouille le signal. Pour en savoir plus sur la lecture de ce chiffre dans le temps, l'article dédié au winrate BB/100 détaille les seuils de significativité.

EV : retirer la carte tombée de l'équation

C'est là qu'intervient la tuile EV (winrate ajusté à l'équité). Elle utilise le même moteur de calcul que les courbes de gains et d'EV : chaque main all-in ou décisive est recalculée selon l'équité au moment du coup, pas selon la carte réellement tombée.

Comparer les deux tuiles donne un diagnostic immédiat :

  • BB/100 et EV proches : ton résultat reflète tes décisions, bonnes ou mauvaises. Fie-toi au chiffre.
  • EV nettement au-dessus du BB/100 réel : tu es en dessous de ta performance attendue, probablement de la malchance de court terme. Continue, le long terme devrait rattraper.
  • EV nettement en dessous du BB/100 réel : ta chance masque des erreurs de fond. C'est le signal d'aller vérifier tes lignes dans le Lab avant que la variance ne se retourne.

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VPIP/PFR et 3-Bet : ton style en deux chiffres et demi

VPIP (Voluntarily Put $ In Pot) mesure la fréquence à laquelle tu entres volontairement dans un pot preflop, call ou raise compris. PFR (Pre-Flop Raise) mesure la fréquence à laquelle tu relances. L'écart entre les deux dit beaucoup : un VPIP 24 / PFR 20 (écart de 4) décrit un joueur qui relance la quasi-totalité des mains qu'il joue, un profil resserré et cohérent. Un VPIP 30 / PFR 12 (écart de 18) décrit un joueur qui limpe ou call beaucoup sans initiative, plus lisible et exploitable par l'adversaire.

Le 3-Bet ajoute la dimension agression face à une relance adverse. Un 3-Bet très bas signale un joueur qui laisse trop d'initiative aux autres ; un 3-Bet très haut, mal équilibré, se fait exploiter en retour par des 4-bets et calls plus larges. Ces trois tuiles se lisent ensemble, jamais isolément : elles composent ton profil, exactement comme la ligne de stats affichée sous chaque siège adversaire dans le Lab, sauf qu'ici c'est le tien.


Showdown, non-showdown, WTSD, W$SD : d'où vient ton argent

Les quatre dernières tuiles préflop/postflop répondent à une question précise : ton profit vient-il de mains gagnées à l'abattage, ou de pots remportés sans montrer tes cartes ?

  • Split showdown / non-showdown : la part de ton winrate qui vient des mains allées jusqu'à l'abattage contre celles gagnées avant (fold adverse). Un profil sain a les deux branches actives. Si tout ton profit vient du non-showdown, ton jeu s'appuie beaucoup sur la fold equity et peut s'effondrer contre des joueurs qui ne foldent pas. Si tout vient du showdown, tu ne gagnes peut-être pas assez de pots sans y aller, ce qui laisse de la value sur la table.
  • WTSD (Went To ShowDown) : la fréquence à laquelle tu vois un abattage une fois arrivé au flop. Trop haut, tu payes trop loin sans nécessairement la meilleure main. Trop bas, tu abandonnes peut-être des pots gagnables avant la river.
  • W$SD (Won $ at ShowDown) : ton taux de victoire quand ça va à l'abattage. Un WTSD élevé combiné à un W$SD sous 50% est le combo classique du calling-station : tu vois trop d'abattages et tu les perds trop souvent. Un WTSD bas avec un W$SD très haut peut au contraire indiquer que tu ne vas à l'abattage qu'avec des mains déjà gagnantes, quitte à sous-value-beter.

Ces quatre tuiles n'ont de sens qu'ensemble, c'est pour ça qu'elles sont groupées sur la même rangée.


La courbe de bankroll, sous les tuiles

Sous la rangée de KPI, une courbe de bankroll trace tes gains dans le temps. Elle utilise le même moteur graphique que les courbes de gains et d'EV de la page Stats, avec la lecture d'ensemble en plus : c'est ta bankroll qui monte (ou pas), pas une session isolée.

Une pente irrégulière mais globalement montante est le pattern normal du poker, même pour un gagnant net : la variance fait des creux. Ce qui mérite d'aller creuser, c'est un plateau prolongé ou une tendance qui casse nettement : dans ce cas, le dashboard donne le signal, mais c'est dans le détail par période ou dans le suivi de sessions que tu trouveras la cause (un adversaire spécifique, un format, une plage horaire).

Lire cette courbe sur la durée, c'est aussi une question de gestion de bankroll : un plateau long combiné à un stack qui approche ta limite basse de gestion de risque n'a pas le même sens qu'un plateau confortable. Le guide sur la gestion de bankroll détaille les seuils à surveiller selon ton format.


Ton activité : quand et combien tu joues

La carte Ton activité complète le tableau avec une dimension que les chiffres de winrate ne montrent pas : ton volume de jeu dans le temps. Elle t'aide à repérer les sessions trop longues (la fatigue dégrade la prise de décision bien avant que tu t'en rendes compte), les jours de sur-jeu compulsif, ou au contraire les trous d'activité qui rendent tes autres stats moins significatives sur la période récente.

C'est une lecture complémentaire, pas une stat de performance : elle donne le contexte qui explique parfois pourquoi une tuile a bougé.


Ce que le dashboard couvre, et ce qui reste plus léger

Les tuiles KPI du dashboard sont pensées cash game en priorité : BB/100, EV, VPIP/PFR, 3-Bet et showdown captent l'essentiel de ce qui définit un style de cash. La courbe de bankroll et la carte d'activité, elles, agrègent tout ton volume, cash comme tournoi.

Les métriques propres au tournoi (ROI, ABI) et les fonctionnalités de groupe restent aujourd'hui plus légères sur le dashboard lui-même : elles vivent ou vivront en priorité sur les pages dédiées. Ce choix garde la page d'accueil lisible en un coup d'œil plutôt que de la surcharger de tuiles à contexte variable.


Le dashboard comme point de départ, pas comme fin

Le dashboard ne remplace pas une review. Il te dit où regarder. Une tuile 3-Bet en dérive te renvoie vers le détail des mains dans Mes Mains pour comprendre quels spots tirent le chiffre vers le haut. Un WTSD suspect te renvoie vers le Lab pour rejouer les mains où tu es allé trop loin. Un plateau sur la courbe de bankroll te renvoie vers le suivi de sessions pour isoler la période.

Repère le leak dans tes propres stats

Scénario 1
Tes stats : WTSD (Went To Showdown) 39%.
Que corriger ?
Scénario 2
Tes stats : Fold-to-C-Bet flop 68%.
Le leak ?
Scénario 3
Tes stats : VPIP 29 / PFR 14 (écart de 15 points).
Le leak ?

Le réflexe à prendre : ouvrir le dashboard avant de plonger dans le détail, pas après. Il te fait gagner le temps que tu passerais sinon à recalculer mentalement tes propres stats à partir de ton ressenti de session.


Conclusion

Le dashboard résume ton jeu en une page, scopée sur ton identité hero : BB/100 et EV pour le résultat, VPIP/PFR et 3-Bet pour le style, showdown et WTSD/W$SD pour la source du profit, plus une courbe de bankroll et une carte d'activité pour le contexte. C'est le point d'entrée qui relie les pages plus profondes du tracker.

Deux réflexes à prendre :

  1. Compare toujours BB/100 et EV avant de juger une période. L'écart entre les deux te dit si tu dois te fier au résultat ou creuser plus loin.
  2. Une tuile qui interpelle est un point de départ, pas une conclusion. Descends vers Stats, Sessions ou Joueurs pour comprendre le chiffre, pas juste le constater.

Ouvre ton dashboard, compare ta dernière session à ta courbe de fond, et si une tuile détonne, va la creuser directement dans le Lab ou dans Mes Mains.

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